Projet de sécurisation de la RN 13 entre Valognes et Cherbourg

Concertation publique du 17 décembre 2019 au 19 janvier 2020 | Je participe

Les grands objectifs du projet

Le projet se situe dans le département de la Manche (50) au sud de la ville de Cherbourg-en-Cotentin, sur le territoire des communes de Cherbourg-en-Cotentin, Tollevast, Brix, Saint-Joseph, Valognes et Yvetot Bocage.

L'opération constitue la seconde phase du projet de mise en sécurité globale de la RN13 entre Valognes et Cherbourg, inscrit au Contrat de Plan État-Région (CPER) 2015-2020.

Malgré un trafic d’environ 22 000 véhicules par jour en moyenne, dont une proportion de poids-lourds de 8 %, cette route à 2x2 voies, présente les caractéristiques particulières suivantes : 

  • Des accès à la RN 13 par des carrefours à niveau (sans traversées du terre-plein central) et des accès directs de riverains.
  • En l’absence d’itinéraire de substitution, les véhicules lents, tracteurs, engins agricoles, voiturettes,…, sont autorisés à circuler sur la route nationale.

Ces caractéristiques font de cette section une partie particulièrement accidentogène. 

L’objectif principal est la mise en sécurité des usagers de la RN13 et des riverains. A l’issue de la mise en œuvre du projet inscrit au CPER 2015-2020 :

  • la totalité des accès directs et carrefours plans sur la RN13 seront supprimés,
  • des itinéraires alternatifs destinés aux véhicules lents (agricoles, voiturettes,…) seront aménagés sur l’ensemble de la section concernée.

Pour répondre à cet objectif, les aménagements envisagés dans la cadre de cette seconde phase comprendraient, du nord au sud :

  • sur le secteur de Tollevast :
    • une amélioration de la desserte nord de Tollevast par la RN13,
    • la sécurisation de la RN13 au nord du virage des Chèvres,
  • la sécurisation de la traversée du hameau de haut à Brix,
  • la sécurisation de la traversée du hameau Saint-Thomas et du hameau Es Longs à Brix,
  • sur le secteur du Bassin de la Gloire à Saint-Joseph :
    • des dessertes riveraines au Bas des Roques et au Pont à la Vieille à Saint-Joseph,
    • la sécurisation de la traversée du hameau La Chasse au Clair et du hameau de Pont-à-la-Vieille à Saint-Joseph,
  • le réaménagement du diffuseur de la RD 902 à Valognes.
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Plan de situation du projet

Les principes d’aménagement

Les principes d’aménagement aujourd’hui retenus sont les suivants :

  • utilisation au mieux du réseau secondaire existant pour, à la fois, desservir les propriétés riveraines de la RN13 et créer des itinéraires alternatifs ;
  • intervention sur la plate-forme RN13, ripage d’axe ou déviation, limitée à la traversée des hameaux les plus importants, les hameaux de Haut et de Saint-Thomas,
  • création de voies nouvelles de désenclavement lorsque nécessaire.

Ces aménagements intégreront les exigences environnementales en vigueur, notamment pour ce qui se rapporte aux dispositifs de collecte, traitement  et régulation des eaux pluviales.

Le périmètre du projet

  • Le projet concerne l’axe de la RN13 entre le giratoire Malraux au nord sur la commune de Cherbourg et l’échangeur de la RN13/RD902 sur la commune d’Yvetot-Bocage au sud.
  • Les communes intégrées dans le périmètre du projet sont donc : Cherbourg-en-Cotentin, Tollevast, Brix, Saint-Joseph, Valognes et Yvetot-Bocage.

Les incidences potentielles sur l’environnement

Milieu physique :

Le secteur d’étude intercepte plusieurs affluents et sous-affluents de la Douve. Les principaux cours d’eaux concernés sont :

  • la rivière de Gloire et ses affluents,
  • la rivière de Claire et ses affluents.

Patrimoine naturel :

Trois ZNIEFF de type II (Vallée du Trottebec, Ancienne forêt de Brix et Vallée de la Gloire) et une ZNIEFF de type 1 (Mont à la Quesne) sont recensées dans le périmètre d’étude et seront prises en compte dans l’élaboration du projet. Au vu de leurs emplacements respectifs, seule la ZNIEFF de la Vallée de la Gloire semble directement concernée par le projet.

Milieu naturel :

Le secteur d’étude présente une forte variété d’habitats naturels qui donne lieu à une multifonctionnalité des zones pour la flore et la faune. A ce stade, 18 habitats de type zones humides ont été rencontrés, en terme floristique, 6 espèces « assez rare » ont été identifiées tandis qu’en terme faunistique, un peu plus d’une vingtaine d’espèces (avifaune, amphibiens, reptiles, mammifère et orthoptère) à enjeu ont été inventoriées, dans le cadre d’un inventaire faune-flore complet réalisé depuis le mois de juin 2018 et étendu sur 4 saisons.

La création de routes présente les risques de fragmentation des habitats naturels, de rupture de continuité écologiques et de perte d’espèces protégées.

Paysage, patrimoine culturel et historique :

La zone d’étude se situe principalement au sein de deux unités paysagères qui sont des paysages de bocage, le haut plateau du Val de Saire, qui expose l’oeil à une présence d’arbre très forte, et le Plain occidental, qui offre un paysage proche et relativement fermé dû au bocage normand. La zone d’étude n’intercepte aucun monument historique ou périmètre de protection associé. Cependant, elle traverse une zone inscrite, la vallée du Trottebec, sur 2 secteurs au nord. De plus, des sites archéologiques sensibles en termes de fouilles sont présents au niveau de Pont à la Vieille.

Emprise foncière :

La création de routes nécessite une emprise foncière sur des propriétés très majoritairement non bâties. Localement, des propriétés bâties peuvent être impactées.

D’autres enjeux, présentés ci-dessous, sont relevés sur le territoire, mais le projet ne devrait pas avoir d’incidences notables sur ces aspects.

Bruit :

L’environnement sonore de la zone d’étude est déjà fortement impacté par le bruit routier induit par la RN13. Le projet ne devrait pas avoir d’impact significatif dans la mesure où il n’engendrera pas d’augmentation du trafic. Néanmoins, le projet pourrait occasionner des augmentations de trafic, a priori non significatives et localisées sur certains secteurs du réseau secondaire suite à des phénomènes de report.

Qualité de l’air :

Les mesures de qualité de l’air réalisées traduisent une bonne qualité de l’air sur la zone d’étude.
Le projet ne devrait pas avoir d’impact significatif dans la mesure où il n’engendrera pas d’augmentation du trafic.

Desserte du territoire :

La fermeture de l’ensemble des carrefours plans et accès directs à la RN13, ainsi que l’interdiction de circulation des véhicules lents aura un impact sur la desserte du territoire. Cependant, des itinéraires alternatifs seront aménagés pour permettre un accès sécurisé des riverains aux échangeurs de la RN13 et au réseau secondaire et de fait, une amélioration notable de la sécurité pour les usagers et les riverains de la RN13.

Les grands principes :

  • Le diagnostic environnemental mené permet d’apprécier au mieux ces enjeux et de prioritairement éviter les impacts éventuels en appliquant la doctrine Eviter-Réduire-Compenser.
  • Ainsi, dans la mesure du possible, l’utilisation du réseau existant sera privilégiée pour à la fois desservir les propriétés riveraines, créer des itinéraires alternatifs et limiter les impacts sur le territoire.
  • Dans les phases ultérieures, les études de définition fine seront réalisées et ajustées en application de la doctrine ERC (Eviter, Réduire, Compenser), elles permettront in fine d’aboutir au projet représentant le meilleur compromis entre faisabilité socio-économique du projet et environnement
  • Le choix des variantes sera déterminée en concertation avec l’ensemble des acteurs du territoire et le grand public, afin de tenir compte de l’ensemble des contraintes potentielles et d’aboutir au meilleur projet.

Le calendrier prévisionnel

La seconde phase de l’opération est actuellement au stade des études d’opportunités. Elles s’achèveront en début d'année 2020 avec le choix des variantes retenues, à l’issue de la concertation préalable au titre de l’article L121-16 du Code de l’Environnement qui se déroulera du 17 décembre 2019 au 19 janvier 2020.

Les études préalables à l’enquête publique se dérouleront en 2020.

L’enquête publique pourrait ainsi s’envisager en fin d’année 2021 et les premiers travaux pourraient démarrer au cours de l’année 2022.